le commencement

le commencement
Bonjour à tous,
j'ai bes
oin de raconter mon histoire .. Mais je souhaite rester anonyme donc si vous voulez me contacter laissez des commentaires ou joignez moi à l'adresse que j'ai crée expres: histoiredunelutte@yahoo.fr..

Pour garder to
ut l'anonymat possible, j'ai changé les prénoms des personnes citées.
L
'histoire est longue, mais elle vaux la peine d'être lue pour prévenir toutes les jeunes filles que le monde n'est pas une cour de récré. Y'a pas de "à moi ça m'arrivera pas" si si ça peux arriver à tout le monde, parce que c'est ce que je me disais moi aussi.

J'ai 16 ans, j'habite à côté de paris et tout au long de ce blog nous m'appellerons Léa.
Mo
n histoire commence à caen, lors d'un weekend que je passais chez Hélène, une amie. C'était en avril dernier. Je suis arrivée en train un vendredi soir et hélène et lucas (un ancien ami à moi qui a plus de 30 ans) sont venus me chercher à la gare. Nous avons passé ensemble une bonne soirée en boîté avec hélène, lucas et les parents d'hélène (nelly et frédérique).

Le soir, com
me prévu, j'ai dormi dans la chambre d'hélène et tout s'est bien passé. C'est à partir du lendemain soir que les événements ont commencé à dégénérer. Hélène était avec son petit ami, elle n'a pas voulu sortir avec nous mais ça ne me dérangeait pas car Julien, un ami depuis plus de deux ans habitant à caen était avec nous ce soir là. Nous sommes allés dans un bar de caen. Lucas et Julien se sont engueulés à cause de moi, j'étais déjà fragile et je n'ai pas supporté, je suis allée me réfugier dans les toilettes pour rincer mes larmes et reprendre mes esprits. frédérique (le père d'helene) m'y a rejoint et à voulu entrer.

Je ne voulai
s pas lui ouvrir mais c'était un adulte, je me suis sentie obligée. Il m'a prise fermement par les bras en me disant des choses que ma mémoire a filtré. Je me suis débattue et suis partie en courant rejoindre les autres. Je n'ai rien dit. Durant le retour, vers 1h du matin, l'ambiance était très tendue, Lucas était au volant et Julien a côté de lui, leurs nerfs lachaient. Moi j'étais à l'arrière à coté de frédérique. Je pleurais. Son premier réel abus a été à ce moment là. Il a glissé sa main sous mon soutien-gorge et m'a touchée.

Je ne sa
vais pas quoi faire, il y avait sa femme dans la voiture et je ne me voyais pas lui dire "euh est ce que tu pourrais enlever ta main s'il te plait?" alors que c'était le père de mon amie... Une fois arrivés à destination Julien n'étais plus là, il était partit dormir ailleurs, un peu plus bas dans le village à cause de ce problème avec lucas. Il était donc prévu que je dorme avec Lucas (il est homosexuel, donc je n'ai pas pris de risques) dans le salon. Seulement, au beau milieu de la nuit, Nelly s'est mise à pleurer, et a vomir. Malgré le fait que c'était la mère de mon amie, nous étions très proches, et communiquions par msn. Je suis allée la voir car son mari s'en fichait éperduement.

Elle m'a expli
qué que ses nerfs lachaient qu'elle n'en pouvait plus de tous ces problèmes.. Je me suis allongée à côté d'elle et j'ai essayé de la calmer. Elle s'est endormie très rapidement car elle avait pris des somnifères. Il ne restait plus que Frédérique et moi de réveillés. C'est là qu'à eu lieu une chose qui n'aurait jamais du arriver. Il a passé sa main dans mes souvetements, m'a violemment pénétrée avec son doigt et ensuite je ne me souviens plus de rien jusqu'au moment où je me suis retrouvée toute tremblante sur le canapé dans le salon. Je ne savais pas quoi faire

J'ai attendu qu'il soit 6h et j'ai réveillé tout le monde car lucas et nelly devaient partir travailler. J'allais me retrouver seule avec frédérique et je ne voulait pas, j'ai donc proposé à Nelly de l'accompagner jusqu'à son travail. Ils déjeunaient dans la salle. Elle m'a dit qu'elle partait à 7h30, je me suis donc assoupie sur le canapé en mettant un réveil à 7h20. Seulement j'ai été réveillée en sursaut par la main de Frédérique dans mon dos. Je me suis levée et ai regardé l'heure il était 7h15 et elle était déjà partie. J'ai dit à frederique que je partais faire un tour seule, dans le village.

Nous étions
au mois d'avril il faisait froid, j'étais en tee-shirt et je ne savais pas où aller. J'ai penser à aller voir Julien mais il était bien trop tôt. alors je suis restée en bas son immeuble et j'ai attendu. Je n'avais même pas de cigarettes et je pleurais comme une madeleine en pensant à ce qu'il s'était passé. Je ne savais pas si c'était normal ou pas. Frédérique n'arretais pas de m'envoyer des messages en me disant de rentrer. Vers 8h30 je suis finalement rentrée car j'avais froid.

Je me suis
enfermée dans une chambre et je me suis allongée en restant vigilante. Il a ouvert la porte avec des ciseaux et s'est mis à côté de moi, il a essayé de recommencer. cette fois je suis partie j'ai pris mon sac et j'ai claqué la porte en aillant à l'idée de ne rentrer que quand hélène et son copain seraient réveillés. Je suis allée dans le village et j'ai envoyé un message à la personne chez qui Julien était, Aurélia, et elle a accepté que je vienne, je la connaissait bien, nous étions amies depuis un moment. Quand je suis arrivée elle m'a directement demandé "tu as vraiment une sale tête! qu'est ce qu'il s'est passé?" Elle m'a brusquée pour que les mots sortent, sur le moment j'ai trouvé ça méchant mais je réalise aujourd'hui que j'en avait besoin. Elle a réveillé Julien et elle lui a raconté. Je suis restée avec eux jusqu'au début de l'apres midi ensuite je suis rentrée chez nelly et frederique j'ai pris mon sac et je suis allée prendre mon train de retour pour Paris.

Voilà l'histoi
re en elle meme. En arrivant mes parents ont bien vu que ça n'allait pas mais je ne leur en ai parlé que deux semaines après. J'étais déjà suivie par une psy, je lui en ai parlé elle m'a dit que j'étais responsable, que je n'avais qu'à pas aller dans la chambre de Nelly. Ca m'a détruite, je suis restée en depression pendant 5 mois.

Allons y petit à pet
it, je raconterais la suite des évènements dans le prochain article

a

# Posté le mardi 09 octobre 2007 09:52

Modifié le mercredi 17 octobre 2007 13:46

Première étape: en parler

Première étape: en parler
C'est sur c'est facile à dire, tout le monde n'a pas des parents suffisament compréhensifs ou des amis suffisament proches, on peux avoir peur d'attirer la pitié ou peur de plein de choses. Mais je vous assure que si vous n'en parlez pas vous allez vous convaincre au fond de vous que ça n'a aucune importance, que c'était normal et un beau jour ça va exploser.

Personnellement, en parler juste après m'a aidée car sinon je pense que je ne l'aurais jamais fait. Pour les filles qui n'en ont pas eu l'occasion il n'est jamais trop tard. Deux semaines après mon agression j'en ai parlé à ma mère. J'ai eu beaucoup de mal et j'ai attendu le bon moment mais j'ai fini par y arriver. elle a très bien réagi, un message pour toutes les autres filles qui ont vécu ça (et malheureusement il y en a) vos mamans sont là pour vous aider et vous comprendre! Un père je comprends qu'on ai peur de sa réaction (je n'ai jamais rien dit à mon père, c'est m'a mère qui l'a fait) mais une maman c'est là pour vous aider à porter ce fardeau.

Si vous n'arrivez pas, parlez-en moi en restant anonyme, je le dis et je le répète, j'ai créé une adresse juste pour ça : histoiredunelutte@yahoo.fr

Aider les filles qui ont vécu ça aide à s'en sortir soi-même.

# Posté le mardi 09 octobre 2007 10:14

Modifié le mardi 09 octobre 2007 10:49

Deuxième étape: prendre ses précotions

Deuxième étape: prendre ses précotions
C'est quelque chose de très dur et de très difficle à faire, moi j'ai mit très longtemps avant d'en avoir le courage, mais allez faire les test d'MST et un test de grossesse ça libère vraiment, et ça aide à voir la situation plus clairement, c'est rapide, c'est anonyme et je peux vous assurez que c'est bénéfique pour vous.

MST:
Il faut allez dans un planning familial, il y en a forcément un à côté de chez vous
Comment ça se passe? Vous prenez rendez-vous avec une spécialiste qui vous demande pourquoi vous souhaitez faire le test et dans quelle situation vous avez pris des risques, plusieures alternatives, soit vous mentez en disant que vous avez eu un rapport non protégé dans une soirée soit vous dîtes la vérité soit vous ne passez pas par cette case là et vous allez directement dans un laboratoire, seulement l'inconvénient c'est qu'il vous faudra payer (c'est de l'ordre de 23¤) moi j'ai choisit la troisième solution...

Test de grossesse:
Il s'achète en pharmacie, il coûte moins de 10¤, c'est totalement anonyme.
Comment ça se passe? Je pense que toutes les filles sont plus au moins au courant mais je vais résumer quand même au cas où, c'est sous forme de petit stilet, vous devez uriner dessus et ça vous écrira en toutes lettre "enceinte" ou "pas enceinte". Si ça date de moins de 72 heures il y a toujours la pillule du lendemain qui est gratuite pour les mineures et de l'ordre de 7¤ je crois pour les personnes majeures.

Léa
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# Posté le mardi 09 octobre 2007 10:40

Modifié le mercredi 17 octobre 2007 13:49

Troisième étape: consulter

Troisième étape: consulter
=>Psychologue, psychiatre, psychanalyste, psychothérapeute quelle différence?<= ...
Tout ces mots font peur dans des situations pareilles. Je suis bien apte à le comprendre car comme je l'ai dit dans le récit de mon histoire la première psy que j'ai vue m'a dit que c'était ma faute.
Seulement maintenant je consulte à nouveau dans le CMP (centre médico-psychologique) de ma ville. Là bas les psy sont scialis pour les jeunes et sont habitués à ce genre de situations.
Ils sont formés pour et en plus c'est gratuit. Personnellement j'étais, avant d'y aller, dégoutée par tous les mots qui commeaient par "psy" mais grâce au psy que j'ai maintenant j'ai repris confiance en eux ça peux aider aussi les filles qui ontcidé de ne pas en parler à leurs proches une oreille extérieur et une bouche close par le secret médical est bien utile parfois.
Perso j'ai décidé (bonne ou mauvaise idées je vous dirait ça prochainement) d'entamer une procédure. et il va m'aider tout au long de mon combat.

Prendre un psy aide à réaliser les faits. Vous n'êtes même pas obligés d'en avertir vos parents.

# Posté le mercredi 10 octobre 2007 14:08

Modifié le mercredi 17 octobre 2007 13:49

mes étapes à moi ...

mes étapes à moi ...
Journée pitoyablement pitoyable.
Y'a des jours comme ça, on se réveille on se sent fragile. On sent que les accumulations de choses trop fréquemment enfouies commencent à dire qu'elles aimeraient montrer leur bout du nez.
Et puis t'as un élément déclencheur. Tout tout petit par rapport à tes monstres qui te rongeaient déjà mais y'a quelque chose qui fait que, tu sais pas pourquoi, c'lui la il est en trop.

En l'occurrence ma prof de maths qui me dit que je commence à descendre en toutes les moyennes mais qu'elle sait que je prends des somnifères et que je devrais en parler. Me demandez pas pourquoi, cette simple phrase m'a entièrement retournée dans tous les sens de l'intérieur.

Alors je suis sortie du cours et j'ai pris un Xanax (anti-dépresseur). D'habitude la prise de ce médicament me calme et enfoui tout bien profond afin que je puisse continuer à faire la gentille minette toute souriante. Seulement là non. Ça n'allait pas. Allez savoir pourquoi aujourd'hui et pas hier. Alors une heure après j'ai repris un de mes fameux Xanax (je suis censée n'en prendre que 3 par jour et le plus espacé possible) c'était le troisième.

Tout ce que j'avais dans la tête c'était une boule de neufs tellement bien ficelée que j'en avais mal au crâne. Ça cognait de partout dans mon coeur dans ma tête ... J'avais une envie de pleurer incontrôlable. Mais il se trouve que je suis Wonder Woman et que j'ai réussi à la contrôler. J'avais l'impression d'une explosion imminente.

A 11h30 je suis sortie avec la ferme idée de rentrer chez moi. J'ai eu droit à la morale de mes amis "mais Léa pourquoi tu sèches encore les cours tu vas avoir des problèmes, t'as vu tes notes tu devrais rester ça te sert à quoi..." Je leur ai dit merde et je suis partie. Assise par terre sur le chemin pour aller prendre le bus j'ai pensé. circonstances inconnues <=> actions incomprises <=> conséquences catastrophiques. J'ai donc fait demi tour et j'ai pris mon meilleur ami à part.

En Bric-à-Brac et de façon très maladroite je lui ai expliqué que ça n'allait pas. Je parlais de choses vraiment très noires, je disais que je n'aurais jamais du me lancer dans la procédure, que je n'y arriverais pas, que c'était toujours en moi, que ça me suivrait toute ma vie, que si ma vie se résumait à taffer dans des circonstances pareilles pour métro/boulot/dodo avec ça sur le coeur en plus c'était même pas la peine de m'acharner à rester en vie ... Enfin un peu genre petite maison dans la pairie quoi!

Donc bon, après mures explications avec ce charmant Thomas j'ai pris un bus pour rentrer chez moi. Ça allait un peu mieux. Quelques temps après être rentrée j'ai senti les effets des cachets venir tous les trois d'un coup c'était horrible j'étais complètement dans un autre monde, je ne sais pas vraiment comment expliquer, je n'avais plus conscience de rien, j'étais là c'est tout. J'oubliais chaque chose que je venais de faire, je ne savais pas si j'avais mangé, je ne réalisais pas réellement où et avec qui j'étais. C'est là que mon copain est arrivé.

Alors je vous dit pas l'image! Le pauvre il s'est fait un sang d'encre, tout en étant complètement défoncée par les cachets je gardais des idées de fond très noires, ce devait être un spectacle très spécial. Il m'a parlé, m'a conseillée, et puis de toute manière il n'y avait pas grand chose à faire de plus.. Il a du partir (je l'y ai poussé car je ne voulais pas qu'il sèche trop de cours) et arrivé au lycée il a été voir la CPE (qui est au courant de la démarche) et lui a demandé s'il pouvait appeler mon père pour qu'il rentre me surveiller (mimi,non?) donc j'ai eu la CPE au téléphone et j'ai discuté un peu avec elle et la fin de journée est passée doucement sans autre souci majeure

La crise petit à petit a fini son bonhomme de chemin pour tout remettre dans l'oubli. Bonne, mauvaise chose? Je ne sais pas. Perso, c'est comme ça que je gère la situation plutôt que d'être déprimée 24/24 ... Après je ne la conseille pas forcément, il peut y en avoir des meilleures!

==> Avis aux personnes ayant des amis ayant vécu des situations similaires, des journées comme celle là arrivent... La fréquence n'est la même pour personne mais il faut juste savoir que ça arrive et ne pas faire la morale, juste chercher à comprendre.

Bonne soirée à tous! je vais manger chez mon n'amoureux .... ;-)

Léa

# Posté le mardi 16 octobre 2007 13:28

Modifié le mercredi 17 octobre 2007 13:51